{"id":709,"date":"2021-01-12T17:27:30","date_gmt":"2021-01-12T15:27:30","guid":{"rendered":"http:\/\/alexlecuiller.com\/?page_id=709"},"modified":"2021-01-12T17:27:30","modified_gmt":"2021-01-12T15:27:30","slug":"textes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/alexlecuiller.com\/index.php\/textes\/","title":{"rendered":"Textes"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><span class=\"has-inline-color has-very-dark-gray-color\">Pr\u00e9sentation de ma pratique artistique par <br>Sarah Ihler-Meyer, Critique d\u2019art et commissaire d\u2019exposition ind\u00e9pendante<\/span><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Quelles sont les histoires, aussi bien r\u00e9elles que fictionnelles, qui r\u00e9gissent nos existences et nos croyances, nous relient ou nous s\u00e9parent les uns des autres\u00a0? De quels points de vue et pr\u00e9suppos\u00e9s sont-elles le reflet\u00a0? Autant de questions qu\u2019Alex L\u00e9cuiller aborde en partant de t\u00e9moignages, de journaux intimes, d\u2019anecdotes, de r\u00e9cits mythologiques et folkloriques qu\u2019elle remanie dans des sc\u00e9narios se d\u00e9ployant aussi bien dans des vid\u00e9os, des collages, des publications que des mises en sc\u00e8nes performatives. Entre ces diff\u00e9rentes productions circulent et se retrouvent divers \u00e9l\u00e9ments de sa fabrication, comme des costumes, des masques, des imitations de sculptures antiques et des moulages de mains en pl\u00e2tre, formant une constellation d\u2019objets soumis \u00e0 des processus d\u2019assemblages et de d\u00e9sassemblages, tout comme le sont les histoires dont elle d\u00e9construit les ressorts. \u00c0 la fois l\u00e9g\u00e8res et mordantes, pince-sans-rire et teint\u00e9es de burlesque, ses narrations touchent \u00e0 des discours \u00e9pineux ayant trait au postcolonialisme, \u00e0 la communaut\u00e9 europ\u00e9enne ou encore au f\u00e9minisme, pointant avec finesse les impens\u00e9s d\u2019une bourgeoisie occidentale qui s\u2019ignore. Plus fondamentalement, ce sont les rapports entre \u00ab\u00a0langage\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0pouvoir\u00a0\u00bb qui traversent l\u2019ensemble de sa pratique, le langage n\u2019\u00e9tant jamais un v\u00e9hicule neutre de la pens\u00e9e mais \u00e9tant au contraire toujours travers\u00e9 d\u2019id\u00e9ologies, de valeurs et de repr\u00e9sentations sociales impliquant une certaine distribution des r\u00f4les, des fonctions, des capacit\u00e9s et incapacit\u00e9s. C\u2019est ce pouvoir d\u2019assignation dont Alex L\u00e9cuiller desserre l\u2019\u00e9tau, en jouant avec humour sur le trop dit et le mal dit, le dit et le non-dit, afin de reconfigurer le champ des possibles.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">Introduction to my work by <\/span><\/strong><br><strong><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">Sarah Ihler-Meyer, Art critic and independent curator<\/span><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\">What stories, real and fictional, govern our existences and beliefs, connect or separate us from one another? What views and assumptions do they reflect? Alex L\u00e9cuiller addresses all these questions basing her work on testimonies, diaries, anecdotes, mythological and folkstories that she turns into scenarios to create videos, collages, publications and performative stagings. Through these different productions circulate and emerge various craft-elements of her fabrication, such as costumes, masks, imitations of ancient sculptures and plaster hand casts, forming a constellation of objects subjected to processes of assembling and disassembling, as the stories she deconstructs. At once light and biting, tongue-in-cheek and burlesque tinged, her narratives deal with thorny discourses relating to postcolonialism, the European community and feminism, delicately pointing out the unthoughtfulness of an ignorant Western bourgeoisie. More fundamentally, it is the relationship between \u00ablanguage\u00bb and \u00abpower\u00bb that runs through her whole practice, language never being a neutral vehicle of thoughts but, on the contrary, always being relevant of ideologies, values and social representations implying a certain distribution of roles, functions, abilities and disabilities. It is this power of assignation that Alex L\u00e9cuiller \u00abloosens the vise\u00bb, playing with humour on the over-said and the mis-said, the said and the unsaid, in order to reconfigure the field of possibilities.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>                       <\/p>\n\n\n\n<p><strong><span class=\"has-inline-color has-very-dark-gray-color\"> \/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/                <\/span><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>                     <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><span class=\"has-inline-color has-very-dark-gray-color\">Texte \u00e0 propos de \u00ab Mythologies de la dette \u00bb<br>\u00e9crit par Lise Wajeman, enseignant-chercheur en litt\u00e9rature compar\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Aix-Marseille, critique litt\u00e9raire \u00e0 Mediapart.<\/span><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Deux personnages grim\u00e9s et par\u00e9s de combinaisons extravagantes se racontent des histoires, font les pantins, se chicanent et rient ensemble. On dirait une entr\u00e9e de clowns \u2013 sauf qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019Auguste, mais deux clowns blancs. D\u2019ailleurs ce ne sont pas des clowns, ce sont des dieux. D\u2019ailleurs ce ne sont pas des dieux, ce sont nous. La multiplication des faux-semblants met joyeusement \u00e0 nu la v\u00e9rit\u00e9 du dispositif, la \u00ab v\u00e9rit\u00e9 principielle du th\u00e9\u00e2tre \u00ab&nbsp;: des com\u00e9diens nous ventriloquent. Ils nous racontent&nbsp;: autant de petites histoires compos\u00e9es comme des esquisses de portraits \u2013 \u00ab&nbsp;une place pour un visage&nbsp;\u00bb \u2013, des micro-fictions (comme celles compos\u00e9es par R\u00e9gis Jauffret) qui saisissent notre temps. R\u00e9cits fragmentaires pour un monde en ruines, d\u00e9gustation de dattes pour c\u00e9l\u00e9brer la dette, paroles vivantes d\u00e9composant des natures mortes. Mais la m\u00e9lancolie, la perte, ne prendront pas le dessus. Des fronts de lutte prennent forme&nbsp;: luttes des femmes, luttes pour monde postcolonial. Mythologies de la dette d\u2019Alex L\u00e9cuiller n\u2019a pas pour objet de r\u00e9gler des comptes, mais de faire entendre nos hantises&nbsp;: ce qui nous hante, ce qui nous lie, ce dont nous h\u00e9ritons, et dont il va s\u2019agir de s\u2019emparer. Ces clowns blancs ne sont pas des fant\u00f4mes venus nous terroriser, ces dieux sont descendus de l\u2019Olympe pour nous rappeler, \u00e0 nous spectateurs, qu\u2019il nous appartient de reprendre en main notre histoire, de cr\u00e9er de nouveaux horizons&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je cherche l\u2019il renouvelant \u00e0 l\u2019infini de nouveaux paysages&nbsp;\u00bb. \u00c0 nous de jouer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation de ma pratique artistique par Sarah Ihler-Meyer, Critique d\u2019art et commissaire d\u2019exposition ind\u00e9pendante Quelles sont les histoires, aussi bien r\u00e9elles que fictionnelles, qui r\u00e9gissent nos existences et nos croyances, nous relient ou nous s\u00e9parent les uns des autres\u00a0? De quels points de vue et pr\u00e9suppos\u00e9s sont-elles le reflet\u00a0? 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